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Conditions de travail

Conditions de travail : plus heureux en entreprise demain ?

05-10-2016

Le bien-être au travail passe par le niveau des conditions de travail, mais aussi par la qualité des relations humaines qui s’y nouent. La gouvernance de l’entreprise et son modèle de management sont primordiaux. Avec l’arrivée des jeunes générations dans l’entreprise, les lignes sont en train de bouger.

Favorisez un management participatif

Pour que les salariés soient engagés, il ne suffit pas de leur proposer de bonnes conditions de travail. Pour créer un environnement propice à leur épanouissement, il faut aussi veiller à la qualité des relations qu’ils entretiennent avec les autres, leurs collègues, mais aussi et surtout avec leur management.

Le désengagement des salariés résulte clairement de fautes de management, note Hubert Landier, expert en relations sociales (1).

Les moyens à mettre en œuvre pour renforcer l’engagement des salariés passent par l’amélioration de leur aptitude au travail, une meilleure gouvernance dans l’entreprise, une organisation facilitant l’engagement ou la prise de responsabilité et enfin, un management participatif donnant toute sa place à la dimension humaine.

Certaines entreprises ont pris le problème à bras de corps, comme cette jeune entreprise familiale de distribution de produits de jardinage, Botanic. La société a fait appel à un médecin comportementaliste pour accompagner la mise en place d’un programme de formation au management participatif par le calme et la communication juste, destiné aux cadres.

Meilleure efficacité, performance individuelle, baisse des taux d’absentéisme et des accidents du travail, augmentation de la motivation… Nous aurons forcément un retour sur investissement selon Valérie Cotro, responsable des ressources humaines.

L’entreprise libérée : nouvel Eldorado ?

Encore plus poussée, l’expérience de plusieurs TPE et PME françaises, qui elles expérimentent un nouveau modèle d’entreprise, baptisé « entreprise libérée ».

Ce modèle s’oppose à une organisation traditionnelle, noyée dans la bureaucratie, les processus informatisés, les règlements, les audits, les comités, le reporting, etc. Ici, les employés s’organisent librement. Ceux qui l’ont testé notent davantage d’engagement de la part des collaborateurs, une motivation plus soutenue, un allégement des coûts de structure et davantage d’innovation.

Séduisant, ce modèle n’est cependant pas transposable partout. L’entreprise libérée s’adresse aux petites structures et peut avoir des effets pervers comme la perte de repère liés à la disparition de la hiérarchie, ce qui peut créer du stress chez certains collaborateurs, voire un sentiment d’inutilité chez les managers.

Si les méthodes de management participatif et les relations collectives de travail sont primordiales pour le bien-être des salariés, elles apparaissent encore plus importantes pour ceux qui arrivent sur le marché du travail, la fameuse génération Y (ou « millennials », sont ceux qui sont nés dans les années 1980-1990). Pour eux, le facteur des conditions de travail qui favorise la réussite à long terme des entreprises sont en premier lieu, la qualité des rapports humains, selon la dernière étude du cabinet Deloitte (2). En quête de sens, d’autonomie de transparence,  cette génération va bousculer les pratiques managériales actuelles. Les entreprises doivent s’y préparer.

 

(1)    « Bien-être au travail et performance économique », rapport de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Rhône-Alpes.
(2)    Deloitte « Millennial Survey 2016 ».

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